Avent 2025 | Jour 19 : Partir
Je pense que ce calendrier est un peu magique.
J’avais prévu pour ce 19e jour de l’Avent, de vous parler des jours sans… Et les circonstances de ma forme régulièrement suboptimale cette année se sont rappelées à mon bon souvenir hier (encore ces histoires infernales de ventre très capricieux – joie et bonheur – mais heureusement, j’ai un rendez-vous dans à peine trois mois chez un très grand spécialiste des entrailles pour tenter de calmer tout ça)… Raison pour laquelle je vous ai fait défaut ce matin à 7h, l’heure à laquelle vous recevez ma fenêtre du jour : j’étais tout bonnement encore en train de dormir profondément et de rêver d’une parade de cygnes polonais (j’ai des rêves extrêmement élaborés). Au moins, le moral est plutôt bon ; ça pourrait, en effet, toujours être pire !
Aujourd’hui, donc, je voulais vous parler des jours sans. Des jours sans élan, sans motivation, sans joie, bref, quand noir c’est noir et qu’il n’y a plus guère d’espoir, j’en passe et pas vraiment des meilleures.
Que faire quand tout le monde chante autour de vous la mélodie du bonheur, entre boules, guirlandes et Petit Papa Noël en veux-tu en voilà, gloutonneries de pains d’épice étoilés entrecoupées de rasades de vin chaud, Last Christmas en boucle en bande son, se vautre dans les embrassades, accolades et vœux à tire larigot et que tout ce tintamarre de joyeusetés et cette overdose d’effusions de saison vous donnent un mal de tête carabiné et vous hérissent les poils comme ceux de l’innocent et tout mignon porcelet dans les couloirs de l’abattoir (ne me dites pas merci pour cette vision d’horreur) ?
Eh bien, à mon humble avis, il n’y a qu’une seule chose à faire dans ces cas-là : s’enfuir. Partir, loin, très loin, des stupres enrubannés divers et variés, des couronnes de gui et des boules de neige, de l’indigestion de langoustines et de foie gras (je suis Française, remember), des pommes dauphines, du reblochon et de la bûche glacée, du grand bêtisier de l’année, de Love Actually, de Mariah saucissonnée dans son body écarlate et ses bottines immaculées (autre vision d’horreur)… Partir. Et revenir quand tout est enfin passé. Ou quand le mood vous aura repris d’un coup, paf, comme ça, par surprise, avant le 25. Parce que les jours sans, par définition, ça passe et que la magie de Noël, et bien… « C’est plus fort que toi ».
Des bisous et une grande évasion,
Vénusia

La photo : j’ai pris cette photo lors d’un repas de Noël, vous l’aurez deviné mes chers Watsons. Regardez le petit faon et laissez libre cours à votre imagination. Vous avez 4h.